Cingulum

La Cingulum militare (en français : ceinture militaire) était la ceinture de l’équipement personnel du soldat de l’armée romaine pour ceinturer sa tunique et porter ses épées, aussi bien le gladius (glaive) que le pugio (poignard).

Pour souligner son importance, la cingulum était confectionnée d’ornements : boucles, pendentifs, plaquettes métalliques et punaises, généralement en bronze ou en fer, parfois dorés, de 4 à 8 pteryges (lanières de cuir) formant un tablier pour servir de protection inguinale. La combinaison des différentes partie de la cingulum a varié dès le IIIe siècle av. J.-C.. Probablement à la fin du règne d’Auguste, vint la variante de ceinture aux lanières de cuir croisées.

 

Réplique récente d’un Cingulum militare

 

 

La cingulum était également donnée en guise de grade et de décoration.

L’importance de la ceinture a obtenu un tel degré, qu’elle est devenue la “carte d’identité” du soldat romain indiquant sa condition militaire quand il était sans armes et qu’en tunique, manteau et caligae (sandales) : « Qui la portait était un soldat » (“Omnes qui militant, cincti sunt“).

De nombreux exemplaires de cingulum ont été retrouvés dans la province romaine de Pannonia (actuelle Hongrie).

Ceinture du Légionnaire Romain Balteus
Cingulum d’un légionnaire

La perte de la ceinture était un déshonneur militaire ou une provocation inacceptable envers le soldat. Dans les infractions de service, la ceinture était confisquée puis restituée au soldat après sa réhabilitation. La révocation déshonorante du service militaire a eu, entre autres conséquences juridiques, la confiscation finale de la ceinture. L’historien Tacite a rapporté que des soldats pouvaient causer une bagarre sanglante à Rome, suite au vol de leur ceinture militaire.

Plus tard, la ceinture a souvent été portée sans épée, comme le montrent les illustrations des monuments funéraires des soldats qui apparaissent fréquemment avec le tablier.

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