Les rois de Rome

Les rois de Rome

À l’époque archaïque, il est logique que le pouvoir ait été établi de manière monarchique, malgré le fait que Romulus s’était entouré d’une assemblée de sages, ils n’ont établi un ordre citoyen qu’en termes de respect des lois et de création de nouvelles, mais Elle exigeait le commandement autoritaire d’un seul homme pour sauvegarder et garantir le bon fonctionnement de la nouvelle ville, d’autant plus que d’autres tribus menaçaient ses frontières encore faibles.

La monarchie ne peut être comprise comme quelque chose de structurellement négatif, en fait de tous les rois qui ont fait partie de cette époque primordiale, certains d’entre eux ont établi les bases les plus élémentaires mais utiles en termes de fonctionnement de la ville, d’organisation religieuse, juridique et urbaine qui étaient Ils s’amélioraient ou changeaient au fur et à mesure que le pouvoir était occupé par le prochain régent et bien que certains aient exercé le pouvoir de manière absolutiste, d’autres ont plutôt créé des piliers solides sur lesquels la République romaine reposerait à l’avenir.

Sachez à l’avance que les rois ont été choisis par le peuple et qu’il ne s’agissait donc pas de coups d’État militaires, même s’il faut aussi préciser qu’ils étaient choisis parmi une élite très minoritaire. Le «bureau» du roi offrait un pouvoir sur la religion, sur les troupes et sur l’élection des bureaux, ce qui est un pouvoir pratiquement absolu compte tenu du fait que c’est le roi qui interprétait les auspices, qui contrôlait les légions ou qui choisissait le Sénat représentants.

Romulus (753 – 716 av JC)

Denarius C. Memmius C. F. Romulus.jpgRome est située à la limite de deux grandes cultures — étrusque et italique — mais se veut libre. Elle est aussi située au carrefour des voies commerciales entre la Toscane et la Campanie ; de ce fait ses habitants devaient être prêts à s’imposer par la force et la violence. Regroupant, des hommes libres de diverses origines, il était aussi nécessaire de créer petit à petit un système de règles juridiques et de normes de comportement, permettant de gérer la vie dans cette nouvelle communauté.

On forme ainsi trois centuries de chevaliers : les Ramnes (qui tirent leur nom de Romulus), les Titienses (de Titus Tatius) et les Luceres (d’un soldat de Romulus qui mourut au combat contre les Sabins).

Les deux rois, Romulus le Romain et Titus Tatius le Sabin, règnent ensemble « en parfait accord » pendant plusieurs années. Tite-Live rapporte toutefois, non sans une certaine ironie, qu’après la mort accidentelle de Titus au cours d’une émeute à Lavinium, « Romulus regretta moins qu’il aurait dû ce malheur ». L’alliance avec Lavinium est renouvelée.

À la tête d’une troupe de 300 soldats (les mêmes que ceux mentionnés plus haut) tout dévoués à sa personne, les celeres, Romulus passe le reste de sa vie à guerroyer contre ses proches voisins étrusques : Fidènes, et surtout Véies, une cité à laquelle il finit par accorder, contre cession de territoires, une trêve de cent ans. Le partage des terres après la victoire contre Véies, décidé uniquement par Romulus lui est fatal.

Il laisse un État suffisamment fort et impressionnant militairement pour vivre en paix pendant quarante ans sous le règne de son successeur, Numa Pompilius, gendre du roi Titus Tatius.

 

Numa Pompilius (716 – 674 av JC)

Use this image 1613206972 - | British MuseumNuma était roi sur rendez-vous et non par intérêt personnel. On lui attribue la réforme du calendrier romain, l’achève dans les 12 mois actuels, et la séparation urbaine par quartiers, car à l’époque de Romulus, la ville avait élargi ses frontières et le contrôle administratif était difficile.

Numa était un homme pieux, qui a établi un ordre religieux qui serait perpétué dans tout l’empire, il est crédité de la création de positions religieuses telles que pontife ou vestales ainsi que le calendrier des célébrations sacrées et même la manière dont elles devaient être célébré.

Tout au long de son règne, il a été caractérisé par l’absence de guerres, pour cette raison, le temple du dieu Janus (celui à double face) est resté fermé pendant sa régence.

 

Tulius Hostilius (673 – 642 av JC) 

Illustration.Tulio était l’antithèse de son prédécesseur, loin de forger la paix et le culte des dieux, Tulio était considéré comme un grand guerrier.

Il fut le premier roi à avoir conscience d’élargir les frontières, la preuve en fut la guerre qu’il entretint avec Alba Longa, qui tomba finalement sous le joug romain, élargissant ainsi le pouvoir et le territoire. Il y a un certain air romantique dans l’occupation d’Alba Longa et c’est que c’était la ville fondée par Anchises et donc on pourrait dire la plus importante du Latium, gagner cette impulsion mettait Rome à la tête du territoire en tant que puissance militaire et territoriale.

La légende raconte que Tulio a été anéanti par un éclair envoyé par Jupiter en raison de son peu de dévouement aux questions religieuses.

Loin de cette vision grossière et guerrière, il faut dire que Tulio a inculqué aux citoyens le goût de la conquête de territoires si ancrés dans l’ADN romain et au niveau architectural, il est crédité de la construction de la Curie romaine, lieu de rencontre de la Sénat resté au même endroit au cours des siècles suivants, il a fallu attendre la république pour que son emplacement soit remplacé par celui qu’il occupe actuellement dans le forum romain.

Ancus Marcius (641 – 617 avant JC) 

Ancus-Martius.jpgAnco Marcio était le petit-fils de Numa, et il a vraiment suivi l’héritage pieux et religieux de son grand-père. Il a évité la confrontation en préférant les pactes avec les tribus voisines et en établissant des alliances bénéfiques à toutes les parties.

Anco Marcio a été le précurseur de grandes œuvres architecturales qui ont facilité le commerce dans le Latium et la libre distribution de marchandises, y compris le port d’Ostie ou le pont sur le Tibre.

 

Tarquin l’Ancien (616 – 578 av JC)

Tarquinius-Priscus.jpgOn pourrait dire que Tarquin était le grand bâtisseur de Rome et à son tour un grand militaire.

Pendant son règne, le territoire a été doublé, il a donc dû retoucher les institutions romaines pour répondre à l’expansion démographique en augmentant le nombre de représentants au Sénat et en commençant de nouvelles constructions pour répondre aux besoins des citoyens, parmi ceux-ci se distingue la construction de la Cloaca Máxima et du Forum romain, ce dernier situé dans une zone marécageuse préalablement drainée à cet effet.

Tarquin a été assassiné par les descendants d’Anco Marcio, laissant l’une de ses grandes œuvres le Cirque inachevée.

 

Servius Tulius (578 – 534 avant JC)

Servius Tullius by Frans Huys.jpgServius Tulio a été caractérisé par un règne long et ordonné, bien qu’il ait dû affronter d’autres villes à plusieurs reprises, il est resté dans les mémoires comme le grand organisateur de la ville et de l’administration publique.

La croissance démographique a forcé Servius à protéger la ville avec une grande muraille et à dénombrer tous les habitants, les séparant en 4 tribus et les classant selon leur économie. En raison de la croissance des classes populaires, ils ont élargi leur représentation et protégé leurs droits contre la montée en puissance des classes patriciennes, même s’il est vrai que seules ces dernières avaient le droit de vote.

Servio savait qu’il devait faire face à une classe populaire insatisfaite et à une classe patricienne au pouvoir croissant, il devait donc exercer un équilibre dans les décisions qu’il prenait afin de ne pas augmenter un inconfort inconfortable pour ses intérêts.

Finalement, Servius mourut suite à une conspiration pour le pouvoir de sa propre fille.

 

Tarquin le Superbe (534 – 509 avant JC)

Tarquinius-Superbus.jpgBien que tous les rois aient jusqu’à présent contribué d’une manière ou d’une autre à la croissance de la ville, Tarquinio était un usurpateur qui utilisait son pouvoir pour exercer un système de répression et de terreur contre tous les citoyens. Il a aboli certaines des grandes réformes de ses prédécesseurs et détruit les temples de Sabine pour vanter l’importance de sa descendance étrusque.

Bien que ce soit Tarquinio qui acheva la construction du Temple de Jupiter, initiée par son prédécesseur et beau-père serbe, aucune autre contribution à l’Etat n’est attribuée si ce n’est l’attribution de blé à la population et l’obligation d’accomplir le service militaire.

Le sort de Tarquinio a été marqué par le viol de Lucrecia par l’un de ses fils, Lucrecia était une jeune patricienne qui, face à la honte du viol, a décidé de se suicider. La famille de Lucrecia, qui était liée à la famille royale par le sang, a fait appel à la justice du roi qui a ignoré la demande, alors Lucio Junius Brutus a rencontré le Sénat, qui, fatigué du comportement du roi, a approuvé l’expulsion et l’exil.

 

L’exil du roi et son comportement tyrannique ont inculqué aux citoyens romains une haine de l’institution monarchique en tant que système d’État qui a duré des siècles et qui a influencé d’une manière ou d’une autre l’assassinat de Jules César en 44 avant JC, curieusement perpétré par Marco Junius. Brutus (descendant de Lucius Junius Brutus, fondateur de la république et premier consul de Rome).

 
 
 
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