Les troupes auxiliaires

les troupes auxiliaires

Les troupes auxiliaires (du latin : auxilia) étaient des unités de l’armée romaine, à l’origine composée de soldats qui n’étaient pas des citoyens romains. Leur but principal était de soutenir les légions romaines dans la bataille, composées exclusivement, en principe – mais pas toujours-, de citoyens romains. Ils se sont battus principalement au cours du Principat de 30 av. J.-C. jusqu’en 284. Les troupes auxiliaires étaient généralement recrutées parmi les pérégrins, c’est-à-dire les habitants des provinces de l’Empire romain qui n’étaient pas des citoyens romains (la grande majorité de la population de l’Empire pendant des Ier siècle et IIe siècle). Le gouvernement de la dynastie julio-claudienne marque la transformation de ces levées temporaires en armées permanentes avec une structure homogène, des équipements et des conditions stables de service, ce qui à la fin de la période amène peu de différences significatives entre les légionnaires et de la majorité des auxiliaires que ce soit au niveau de la formation, de l’équipement ou des capacités militaires. Les troupes auxiliaires combattent à l’origine avec leur armement traditionnel et sont moins bien considérées que les légions, qu’elles sont censées soutenir. Le temps de service dans les unités auxiliaires était de 24 ou 25 ans, contre 20 dans les légions. La solde est moindre que celle des légionnaires. Dans les combats, les troupes auxiliaires sont généralement engagées en premier, pour économiser les effectifs des légions. Malgré cela, le service comme auxiliaire restait attractif pour les peuples non romains de l’Empire, car il permettait d’acquérir en fin de service le prestigieux titre de citoyen romain. Sous l’Empire, la citoyenneté était accordée après 25 ans de service. À certaines périodes, elle était aussi donnée à l’épouse et aux enfants. Le diplôme militaire, composé de deux petites tablettes de bronze identiques et portant la constitution impériale attribuant la citoyenneté au soldat, lui permettait de prouver par la suite sa citoyenneté. Les troupes auxiliaires constituèrent une partie importante de l’armée romaine, estimée à la moitié des effectifs sous Auguste soit 150 000 hommes, proportion stable au cours des premiers siècles de l’Empire. Les unités auxiliaires pouvaient être de plusieurs types :{la cohorte (cohors) est le type le plus répandu. Elle peut être composée uniquement de fantassins, mais également compter des cavaliers, auquel cas elle reçoit le nom de “cohorte cavalière” (cohors equitata). {l’aile (ala) unité de cavalerie. Son effectif est théoriquement de cinq cent hommes. Elle est dirigée par un préfet. Il existe quelques ailes milliaires – moins d’une dizaine -, situées dans des provinces très exposées militairement elles peuvent constituer des troupes d’élites, comme l’ala Ulpia contariorum en Pannonie. Elles sont dirigées par un préfet effectuant une quatrième milice équestre, assurance, le plus souvent, d’une future belle carrière de procurateur. Les equites singulares («gardes du corps à cheval») garde privée de l’empereur, cette unité est composée de soldats issus d’une région particulière principalement des régions du nord. Ils apparaissent sous Vespasien. Les numeri n’ont pas de répartition fixe. Au départ le terme numeri peut désigner n’importe quelle unité de soldats, par la suite il a servi à désigner des corps auxiliaires qui n’étaient ni des ailes ni des cohortes. Ils sont généralement commandés par des préfets, mais certains sont commandés par de simples centurions. Les commandants de ces unités, préfets et tribuns, appartiennent à l’ordre équestre, les officiers subalternes, centurions (unités d’infanterie) et décurions (unités de cavalerie), sont souvent des citoyens romains et le gros des troupes des pérégrins, c’est-à-dire des résidents de l’empire non citoyens. Le nom des unités auxiliaires obéit à des règles complexes et parfois changeantes. Le premier élément est le type d’unité : cohors ou ala, suivi souvent d’un numéro d’ordre (I, II, III, …), ensuite on trouve parfois le nom de la gens de l’empereur qui a créé l’unité : Flavia ou Iulia, puis le nom d’un peuple ayant formé les effectifs de l’unité primitive : Hamiorum ou Hispanorum, puis un surnom qui met en valeur le caractère de l’unité : sagittatorium ou equitata et enfin un surnom lié au règne de l’empereur en cours : Severianum ou Philippiana. Il est rare qu’une unité combine tous ces élément

 
Follow by Email
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x
()
x