Octave Auguste

Octave Auguste

Caius Octavius est né à Rome en 63 avant J.-C. et mort à Nola (Nole) le 14 août en 14 après J.-C..
La famille d’Octave est issus d’une famille de chevaliers ; il n’appartient pas à la noblesse. Son père, C. Octavius Thurinus , est un chevalier, ce n’est pas un patricien. La famille d’Octave est pourtant très en vue.C. Octavius est un ancien édile. Il devient prêteur en 61 avant J.-C. et proconsul de Macédoine en 60-59.
La mère d’Auguste est Atia, fille d’Atius Balbus. Lorsqu’elle devient veuve, Atia se remarie avec un membre de la noblesse. Elle épouse en 56 avant J.-C., le consul L. Marcius Philippus.
Par sa mère, Octave est le petit-neveu de Jules César.
Octave est d’apparence fragile. Peu doué pour l’éloquence, il est cependant doté d’une vive intelligence. César s’intéresse à l’avenir de l’adolescent et plus particulièrement à sa carrière.
45 avant J-C. : Octave se rend en Espagne. Il y rejoint César. Octave se rend en Espagne de sa propre initiative pendant les troubles que connut celle-ci. Il attire ainsi l’attention de César. Les auteurs ne donnent pas tous la même version de la participation d’Octave dans les campagnes d’Espagne. Paterculus raconte qu’Octave prit part aux expéditions d’Espagne. D’après Don Cassius, Octave combattit aux côtés de César. Selon l’auteur, Octave acquit ainsi une certaine renommée. Par contre, Nicolas de Damas dit qu’Octave arrive en Espagne une fois la guerre terminée.
13 septembre 45 avant J.-C. : Jules César rédige son testament dans sa villa de Lavicum. Il adopte Octave. Octave devient par adoption C. Julius Caesar Octavianus et se retrouve ainsi l’héritier de Jules César.
Les auteurs latins s’emploient à justifier l’adoption d’Octave par une volonté divine.
Dion Cassius raconte qu’un arbre a poussé sur le champ de bataille de Munda en Espagne (prodige situé entre septembre 46 avant J.-C. et mars 45 avant J.-C). Il y voit un symbole positif pour le règne futur d’Octave. D’après Dion Cassius, cet arbre annonçait les succès futurs d’Octave. Selon Suétone, le prodige se déroule en Espagne, avant la bataille de Munda. Suétone raconte que César fit déboiser une forêt. Suétone dit encore que ce que ce prodige aurait influencé César pour l’adoption d’Octave. Dion Cassius et Suétone considèrent que ce prodige justifie l’adoption d’Octave par César.

45 avant J.-C. : Jules César offre des jeux : les Ludi Apollinares en l’honneur d’Octave qu’il vient d’adopter.

À la mort de César, Atia, la mère d’Octave et L. Marcius Philippus lui conseillent de ne pas revendiquer l’héritage car la situation est particulièrement dangereuse. Mais Octave ne suit pas ces conseils. Il décide de faire valider l’adoption et d’être ainsi reconnu comme le fils de César afin d’avoir des droits sur l’héritage et de pouvoir bénéficier de la clientèle de César.

Cependant, le consul Marc-Antoine est le nouvel homme fort de Rome. Le sénat tranche et lui préfère Octave, pourtant seulement âgé de 19 ans. Le Sénat le rappelle à Rome. A cette époque, Octave se trouve en Grèce où il étudie et se prépare à la vie militaire. Il répond à l’appel du Sénat : il se rend à Rome. Il prend alors le nom de César.

Cicéron n’est pas convaincu des bonnes intentions d’Octave mais il désire ardemment sauver la République. C’est dans cet espérance qu’il choisit de soutenir Octave. Il prononce un discours à charge contre Antoine : discours devenu célèbre : Les Philippiques.

Octave est aidé par les anciens collaborateurs de César pour contrer Marc-Antoine. Il lève une armée parmi les vétérans avec ses propres fonds. Il part ensuite en Cisalpine pour rejoindre Brutus (qui fait pourtant partie des assassins de César). Ils s’opposent ensemble à Marc-Antoine. Octave et Antoine s’affrontent. Mis en difficulté, Antoine fuit alors en Gaule Transalpine.

Octave décide de rétablir la paix. Il fait abroger la Loi de proscription qui frappe Antoine et Lépidus et décide ensuite de s’allier avec eux. Octave est maître de Rome tandis que les deux hommes dirigent à eux deux 23 légions. Chacun a tout à gagner d’une telle association. Ils font accord pour établir une nouvelle Dictature à trois : c’est le deuxième triumvirat. En signe de réconciliation, Octave livre Cicéron à Antoine.

Par la suite, Octave et Antoine se rendent en Macédoine pour affronter Cassius et Brutus.

42 avant J.-C. : Octave et Antoine sortent vainqueurs des deux batailles menées à Phillipes. Les troupes de Cassius et de Brutus désertent. Brutus se suicide en se jetant sur son épée.

40 avant J.-C. : les Accords de Brindes font passer la Gaule sous le commandement d’Octave.

Antoine a épousé Octavie, sœur d’Octave. Cette union permet de rapprocher les deux hommes. Mais peu à peu, l’entente du Triumvirat connaît des troubles. Antoine est séduit par Cléopâtre, reine d’ Egypte. Il délaisse alors son épouse Octavie. Il offre des provinces romaines à Cléopâtre et tente de déplacer le centre de l’Etat vers l’Orient.

Octave se montre alors très habile. Il ne déclare pas ouvertement les hostilités à Antoine afin d’éviter une guerre civile. Il préfère convaincre le Sénat de déclarer la guerre à Cléopâtre. Octave et Antoine s’affrontent lors d’une bataille navale : la bataille d’Actium. Agrippa commande la flotte d’Octave. Les navires d’Antoine et de Cléopâtre sont bien plus nombreux.

39-38 avant J.-C. : Octave se rend en Gaule.

31 avant J.-C. : Octave qui sort victorieux de la bataille d’Actium.

Peu de temps après, Octave débarque en Egypte et prend la ville d’Alexandrie.

30 avant J.-C. : Antoine se donne la mort afin de ne pas tomber entre les mains d’Octave. Cléopâtre tente en vain de fléchir Octave. Elle finit par se suicider en se faisant mordre la poitrine par un aspic. Octave fait de l’ Egypte une province romaine. Maître absolu, il est prêt pour créer un nouveau régime.

29 avant J.-C. : Octave est de retour à Rome. Il reçoit les titres de Prince du Sénat (princeps senatus) et d’Imperator : ce sont des reconnaissances d’ordres politique et militaire. Le titre de Prince du Sénat donne le droit à Octave d’être le premier à prendre la parole au Sénat tandis que le titre d’ Imperator consacre ses victoires militaires. Il détient également l’imperium qui lui confère une autorité absolue sur toutes les armées romaines.

Octave, manipulateur, déclare qu’il envisage de se retirer des affaires publiques. Les sénateurs réagissent et lui demandent de rester et de s’occuper de Rome. Octave y consent mais, fait mine d’accepter la charge à contrecœur alors qu’en réalité il souhaite fortement rester.

Octave sait qu’il doit trouver le moyen d’être accepté par le peuple romain. Il prétend restaurer la République. Il sait que le peuple désire un gouvernement solide qui mette fin aux guerres civiles. De plus, tout comme Antoine en son temps, il l’a promis à la population romaine.

28 avant J.-C. : Octave s’attelle donc à une tâche nouvelle avec son équipe de conseillers : choisir un régime politique pour Rome, élaborer un mode de gouvernement qui assurera la stabilité du régime. D’après Dion Cassius (liv. LII), Octave, Agrippa et Mécène étudient des hypothèses de régime optant pour la République ou la Monarchie. Mais c’est un tout autre choix qui est fait.

27 avant J-C. : Les sénateurs ne perçoivent pas le stratagème d’ Octave qui a feint de quitter le monde politique. Ils lui sont reconnaissants d’accepter de rester et de s’occuper de Rome. Ils lui décernent le titre d’ Augustus. Jusqu’ alors, ce titre était réservé aux dieux.

Octave se rend en Gaule cette même année.

Il obtient par la suite la puissance tribunitienne qui d’une part le protège et d’autre part lui permet d’opposer son véto à toutes les décisions contraires à sa volonté. Il détient aussi le pouvoir proconsulaire qui lui permet d’exercer une surveillance sur l’administration civile. Mais le pouvoir proconsulaire lui donne surtout le commandement militaire dans toutes les provinces romaines. Il a aussi le titre de préfet des mœurs ce qui lui permet d’avoir sous sa dépendance les sénateurs et de pouvoir contrôler les plus hauts personnages de l’ Etat. Enfin, en tant que Pontife suprême, il est considéré comme l’intermédiaire entre les hommes et les dieux.

27 avant J.-C. : Octave créé un nouveau régime : l’ Empire.

Octave-Auguste est adoré comme un dieu vivant en Orient. Progressivement, ce culte se développe en Occident.

Le sixième mois de l’année qui porte le nom de Sextilis est renommé : il porte le nouveau nom d’Augustus (ce qui donnera plus tard le nom de notre mois d’Août).

Mais la vie d’Auguste est menacée. Il créé une garde impériale chargée de le protéger. Elle comporte neuf cohortes. La garde impériale est en fait issue de l’ancienne garde prétorienne qui était un corps d’élite chargé de veiller sur les prêteurs, consuls ou dictateurs.

Le peuple romain accepte facilement le gouvernement d’Auguste. Et ce dernier, s’implique avec sérieux, s’efforce de gouverner sagement et sait se monter juste. Auguste développe une réelle politique de gestion des provinces. Il établit un lien plus direct entre Rome et les provinces romaines et supprime les charges trop lourdes qui leur étaient imposées. Il envoie des legati pro praetore dans les provinces du Sénat et recommande à ces légats de faire preuve de modération dans leurs actions.

Octave-Auguste est riche. Il distribue gratuitement du blé à la plèbe (blé acheté avec son propre argent).

Auguste organise une répartition des impôts plus équitable entre les citoyens. Pour ce faire, il fait établir un recensement décennal des personnes et des biens.

Il lutte contre la décadence des mœurs et n’hésite pas à engager des poursuites contre les personnes objets de scandales même s’il s’agit de proches.

Auguste développe une politique de grands travaux publics. Il embellit Rome et fait construire de nombreux monuments qu’il finance lui-même. IL se vante volontiers du résultat obtenu, déclarant qu’il a trouvé une ville de briques et qu’il en a fait une ville de marbre.

L’idée centrale du règne d’Auguste est la nécessité d’une remise en ordre, d’assurer la stabilité du régime et la sécurité de l’Empire. La paix est l’un des objectifs principaux d’Auguste. Il s’y emploie et se donne les moyens de maintenir une paix relative dans tout l’Empire. Mais il connaît par contre des revers importants dans le domaine de la politique extérieure. Ses ambitions d’extensions l’entraînent dans des guerres meurtrières. En effet, il souhaite étendre les frontières de l’Empire jusqu’à l’Elbe. Auguste mène alors une contre les Germains au-delà du Rhin et du Danube. Mais la conquête s’avère difficile.

10 avant J.-C. : Octave se rend en Gaule. Il organise l’ administration de la Gaule.

Auguste a annexé les régions alpines. Il veut étendre sa domination sur la Germanie. Les armées romaines remportent plusieurs victoires sur les Germains. Le général Quintilius Varus, gouverneur de la province de Germanie, est vaincu par Arminius. Arminius joue un jeu subtil. A la tête d’une coalition des Germains face aux Romains, il n’affiche pas son hostilité mais au contraire feint d’être l’ami de Rome. Il peut ainsi attirer dans les défilés de Teutberg le général Quintilius Varus et ses hommes. Le général Q. Varus meurt en l’an 9 après J-C., pris au piège dans le défilé avec une grande partie de son armée. Quintilius Varus perd ses trois légions dans le combat. Lorsqu’il apprend la nouvelle, Auguste désespéré s’écrie : « Varus, rends moi mes légions ! ». Auguste abandonne alors sa politique d’expansion.

Auguste a deux petits-fils : Caïus et Lucius César. Il favorise leurs carrières.

En l’an 1 avant J.-C. : Auguste confie à Caïus César une mission générale en Orient.

Les petits-fils d’Auguste ont une mort précoce. Auguste adoptera Tibère pour en faire son successeur.

14 après J-C. : décès d’Auguste à Nole.

 
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