Pilum

Arme par excellence du légionnaire romain modernisé par Marius lors de sa reforme qui fit remplacé l’une des cheville métallique qui en maintient la pointe par une cheville en bois pour que celle ci se rompe a l’impact tout en restant attachée a la hampe rendant l’arme très difficile a arraché d’un bouclier par exemple, immortalisé dans l’imagerie populaire par Asterix.

À l’origine, cette arme était samnite. Il était normalement composé d’un fer d’au moins une vingtaine de centimètres de long, dont la partie creuse recevait un manche de bois solidement fixé par deux chevilles en fer. Cette fixation a ensuite été remplacée par une cheville en fer et une autre en bois : lors de l’impact dans un bouclier, cette dernière se brisait libérant la hampe qui pendait alors vers le sol. Le légionnaire, pouvait alors mettre le pied sur la hampe, pour forcer son ennemi à se découvrir, en baissant son bouclier. Si le pilum n’atteignait pas son but, il se cassait quand même, évitant que les ennemis des Romains ne le ramassent à terre pour le leur renvoyer.

Le maniement du pilum n’a pas été décrit par les auteurs anciens. Son mode de lancement par des légionnaires en formation serrée est difficile à imaginer : un mouvement d’impulsion est nécessaire, soit par balancement du bras et du buste, soit en faisant un ou plusieurs pas d’élan. Dans les deux cas, ce geste n’est pas réalisable si les légionnaires sont en rangs serrés les uns derrière les autres. Diverses manœuvres peuvent être imaginées (enchaînant avance, lancement, repli), toutes impliquant une forte coordination, acquise par un entraînement précis.
On comprend que le centurion primipile qui commandait cette manœuvre ait le plus haut grade parmi les centurions.

Jules César dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules a décrit l’efficacité du pilum pour casser l’élan des charges adverses, en transperçant les boucliers des attaquants, ou les clouant l’un à l’autre si les adversaires avaient adopté une formation en tortue (livre I, Bataille contre les Helvètes).

Chaque légionnaire portait habituellement deux pilums (pila). Une fois le premier planté dans le bouclier d’un combattant adverse, celui-ci se trouvait handicapé dans ses mouvements par le manche du pilum, l’obligeant généralement à poursuivre le combat sans protection.

À la fin du IIIe siècle, avec le développement des unités de cavalerie et des unités auxiliaires recrutées chez les barbares et ayant leur propre armement, l’usage du pilum se raréfia puis disparut.

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